« Qu’est-ce que la vie ? A cette question répond pleinement et justement, chaque œuvre d’art vraie et réussie. » Schopenhauer

Qu’est ce que l’art ?

DÉSIR
Nous parlions avec un ami de la correspondance amoureuse et coquine de Gustave Courbet avec une « amante épistolaire »  et cela m'a inspiré quelques réflexions dont celles-ci :

" Oui en effet j'ai senti avec cette façon épistolaire une étrange correspondance, si je puis dire, entre Courbet et ma façon de faire et de considérer. J'ai parfois ressenti une proximité, intimité avec ce personnage, peinture, écriture, politique...        
Comment dire ? Parfois, décalage de perspectives, en évoquant des personnages du passé on peut avoir la sensation étrange d'être dans une contemporanéité plus grande que le présent lui-même. Et cette proximité, cette actualité, cette présence troublent.

Je peux dire que souvent Nietzsche, « Dansez la vie , « éternel retour »..., ou Spinoza avec son « Dieu = Nature » ou Baudelaire, très souvent pour lui, voire Verlaine dans son « rêve étrange et pénétrant » me semblent plus en conversation, en correspondance directe, actuelle qu'en leg ou qu'en œuvres passés qui nous parlent.

Pour être plus précis disons par exemple que Marcel Conche avec son « faire au mieux même si c'est périssable » me parle plus chaque jour qu'il ne m'a parlé de son vivant alors que déjà il m'intéressait beaucoup.    
Voire même, perspective renversée, ce sont des personnages qui me semblent plus appartenir à mon devenir qu'à mon passé... Peut-être des Bergson ou des Lacan, « ne pas céder sur son désir », aideraient à appréhender. Un coup de désir jamais n'abolira le bazar...
Disons que ceux qui suscitent le DÉSIR, ébranlent notre présent, appartiennent à notre avenir, le forgent, le constituent, le déterminent...   
Epicure est mon soleil de demain même s'il fait gros temps... surtout s'il fait gros temps...
« Faire au mieux » d'autant, d'au temps, que c'est périssable, « faire au mieux » car c'est périssable, « faire au mieux » car c'est heureusement périssable pour être sage enfin.
Alors, Wilde, Schopenhauer, s'ils ne nous parlent aujourd'hui nous parleront demain s'agissant de les lire, de les élire...     
Ils sont plus précieux et plus présents « aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain »... Nous les comprenons et les aimons de plus en plus...          
En ce sens il y a une sorte d'immortalité dans cet art passé capable de parler à notre art vécu, un frisson, une béatitude spinoziste, un devenir... 
Un certain dialogue avec nous-même, avec notre gai savoir, notre morale, notre conscience et nos désirs, peut aussi s'inscrire dans une telle dialectique existentialiste et conviviale complice.
C'est déjà ça et là et à suivre..." Bordeaux 01 02 2026